🔴 Haïti / Enseignement supérieur : soutenance de thèse de doctorat de Me Delcarme Bolivard, désormais Docteur en Droit, spécialité : Criminologie et lutte contre la corruption

🔴 Haïti / Enseignement supérieur : soutenance de thèse de doctorat de Me Delcarme Bolivard, désormais Docteur en Droit, spécialité : Criminologie et lutte contre la corruption

Le Conseiller de l’Ordre des Avocats du Barreau de Cap-Haïtien et actuel Directeur a,i du programme de Master en Économie et Gestion des Collectivités Territoriales de l’Université Publique au Cap-Haïtien (UPNCH), Maître Delcarme Bolivard, est enfin Docteur en Droit, option : Criminologie et lutte contre la corruption, de l’Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti (ISTEAH), suite à la soutenance de sa thèse de doctorat le jeudi 16 avril 2026 à 10 heures AM.

Cap-HaĂŻtien, 17 avril 2026 â€” La soutenance de thèse de doctorat de Me Delcarme Bolivard, tenue le 16 avril 2026, marque une contribution significative au champ de la criminologie critique et des Ă©tudes sur la gouvernance dans les États fragiles. IntitulĂ©e « Analyse du phĂ©nomène de la criminalitĂ© en HaĂŻti : Gouvernance, inĂ©galitĂ©s et pauvretĂ© Â» avec un accent mis sur la « CriminalitĂ© des gangs et gouvernance en HaĂŻti : rĂ´le des inĂ©galitĂ©s et de la pauvretĂ© », cette recherche doctorale s’inscrit dans une perspective analytique rigoureuse visant Ă  dĂ©construire les approches simplistes de la violence urbaine.

Encadrée par le Dr. Bruce Broomhall de l’Université du Québec À Montréal (UQÀM) entre 2020 et 2026, la thèse s’articule autour d’une problématique centrale : Dans quelle mesure les inégalités sociales et la pauvreté structurelle participent-elles à la production de la criminalité des gangs et à l’érosion de la gouvernance institutionnelle en Haïti ? À travers cette interrogation, l’auteur mobilise un cadre théorique pluriel, à l’intersection de la sociologie du droit, de la criminologie structurelle et de l’économie politique.

L’un des apports majeurs du travail réside dans la conceptualisation du phénomène des gangs non pas uniquement comme une déviance criminelle, mais comme une manifestation symptomatique de défaillances structurelles de l’État. L’analyse met en évidence un lien corrélatif fort entre l’absence de services publics effectifs, notamment en matière d’éducation, de sécurité et de justice, et l’émergence de formes alternatives de régulation sociale assurées par des groupes armés. La recherche interroge également la capacité des institutions juridiques et sécuritaires haïtiennes à répondre à ces dynamiques. À cet égard, Me Delcarme Bolivard démontre que les dispositifs actuels restent largement inadaptés à la prise en charge des causes profondes de la criminalité, en raison notamment d’un déficit de ressources, d’une faible légitimité institutionnelle et d’une approche encore trop répressive.

Sur le plan méthodologique, la thèse se distingue par une triangulation des données combinant analyse normative, études empiriques de terrain et entretiens semi-directifs avec des acteurs clés (magistrats, policiers, responsables administratifs). Cette démarche confère à l’étude une robustesse scientifique notable, renforçant la validité de ses conclusions. Par ailleurs, l’auteur propose une réflexion prospective en formulant des recommandations structurées autour de trois axes : (1) la réduction des inégalités socio-économiques comme levier de prévention, (2) la réforme systémique des institutions judiciaires et sécuritaires, et (3) la reconstruction du contrat social à travers le renforcement de la présence étatique dans les zones marginalisées.

La soutenance, présidée par le M. Toussaint Pierre, Ph. D. (Président, Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti, retraité de l’Université du Québec À Montréal) et évaluée par un jury composé d’experts en droit public et en criminologie, dont M. Bruce Broomhall, Ph. D. (Membre et Directeur de recherche, Université du Québec à Montréal), M. Mulry Mondélice, Ph. D. (Membre, Collège militaire royal de Saint-Jean et Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti), M. François Roch, Ph. D. (Membre, Université du Québec à Montréal), M. Chantal Roromme, Ph. D. (Membre externe, Université de Moncton), ainsi que M. Jean Élifaite Gué, Ph. D. (Représentant de la Direction des affaires académiques, Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti), a donné lieu à des échanges de haut niveau, saluant la pertinence théorique et la portée pratique des résultats. À l’issue de cette évaluation, le candidat, Me Delcarme Bolivard, a été élevé au grade de Docteur en sciences juridiques, spécialité criminologie et lutte contre la corruption de l’ISTEAH.

Cette thèse s’impose ainsi comme une référence potentielle pour les chercheurs et décideurs publics engagés dans l’analyse et la transformation des systèmes de gouvernance en contexte de fragilité étatique.

Comactu.

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