Cap-Haïtien : Lancement du « Konbit Zewo Déchets » pour apporter un nouveau souffle dans la cité Christophienne
Par Yvens Jean Baptiste
Face à l’urgence sanitaire et environnementale qui asphyxie la métropole du Nord, une intervention gouvernementale de grande envergure a été lancée ce samedi 25 avril 2026. Sous l’impulsion de la Primature, les autorités locales et nationales se mobilisent pour redonner à la ville sa dignité.
La mairesse de la ville, Angeline Bell, accompagnée du Directeur Général du SNGRS, Daril Balthazar, ainsi que le Ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, sur l’ordre du Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, a lancé le Konbit Zewo Déchets.
Cette synergie d’action témoigne d’une volonté politique de s’attaquer de front à un problème qui dépasse désormais les simples capacités municipales. Le soutien direct du Premier Ministre souligne que la salubrité du Cap-Haïtien est devenue une priorité nationale.
Le constat est partagé par tous les habitants et observateurs : la situation était devenue insoutenable. Depuis un certain temps, la deuxième ville du pays a un problème de déchets grave à cause de la surpopulation et de l’absence d’un site de déchets moderne ; la deuxième ville souffre. L’explosion démographique de ces dernières années, combinée à l’obsolescence des infrastructures de collecte, a transformé plusieurs artères historiques et zones côtières en dépotoirs à ciel ouvert. L’absence d’un centre de traitement technique et moderne empêche une gestion durable des résidus, créant un cycle de pollution qui affecte tant la santé des citoyens que l’image touristique de la région.
Le programme ne se limite pas à un simple ramassage ponctuel. Il vise à :Désengorger les principaux points, curer les canaux d’évacuation et instaurer une nouvelle dynamique citoyenne.
Si le lancement de ce « Konbit » apporte un soulagement immédiat, les regards se tournent désormais vers le Ministre de l’Environnement et le SNGRS pour la suite. L’enjeu reste la mise en place d’un système de gestion des déchets permanent, incluant le tri et un site de décharge contrôlé, pour que le Cap-Haïtien cesse enfin de souffrir de ses propres résidus. Pour l’instant, les camions sont à l’œuvre et l’espoir renaît dans les rues de la cité.



Laisser un commentaire