Angie Bell et la gestion du boulevard du Cap-Haïtien : une note de dénonciation soulève des questions
Au Cap-Haïtien, le boulevard est plus qu’une route. C’est un lieu public, un espace de marche, un symbole pour la ville et une image pour les visiteurs. Pourtant, ces derniers jours, ce lieu semble avoir changé de fonction, sans que les citoyens ne soient vraiment informés.
Une note de dénonciation publiée par le collectif Kenbe Kapò w alerte sur la circulation d’un document de permis de construction. Ce document laisse croire que la mairie du Cap-Haïtien aurait autorisé des constructions sur le trottoir du boulevard, au profit d’une entreprise privée.
Face à cette situation, une question simple se pose : comment un espace public peut-il devenir un chantier privé ? Le trottoir, censé protéger les piétons, semble aujourd’hui mis de côté, comme s’il gênait le développement.
Sous l’administration de la mairesse Angie Bell, la mairie parle souvent de progrès et de modernisation. Mais pour beaucoup de citoyens, ce progrès avance trop vite, et surtout, sans règles claires. Le boulevard n’est pas un terrain vague, ni un espace à louer discrètement.
Kenbe Kapò w rappelle que cette situation n’est pas nouvelle. D’autres cas ont déjà existé sur le boulevard. Cela donne l’impression que le trottoir n’a plus vraiment de défenseur officiel.
Le collectif demande des éclaircissements immédiats sur la légalité de ce permis et l’annulation de toute autorisation permettant de construire sur les trottoirs. Le développement économique ne peut pas se faire contre la sécurité des piétons, ni contre l’image touristique de la ville.
Madame la mairesse Angie Bell, au Cap-Haïtien, les citoyens marchent encore à pied. Et pour cela, ils ont besoin de trottoirs, pas de surprises en béton.



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